Soyez les bienvenus au remarquable espace d´oeuvre collective des élèves de français de l´École de langues de Mérida.
samedi 22 février 2014
samedi 15 février 2014
Le bois au Congo
Le bois au congo par carmen crisostomo ni2 from nacarEOI
Publié par Carmen Crisostomo, élève de la 2ème année du Niveau Intermédiaire
Publié par Carmen Crisostomo, élève de la 2ème année du Niveau Intermédiaire
Le Congo. Sites classés au Patrimoine mondial de l´UNESCO
Par tino gonzalez ni2 from nacarEOI
Publié par Tino González, élève de la 2ème année du Niveau Intermédiaire.
Publié par Tino González, élève de la 2ème année du Niveau Intermédiaire.
mardi 10 décembre 2013
La Joconde tondue pour la bonne cause
L'ANT, la ligue italienne contre le cancer, a rasé la célébrissime Mona Lisa de Vinci pour les besoins d'une campagne en faveur de la non-marginalisation des malades. Leur slogan: «Une tumeur change la vie. Pas sa valeur»
Marcel Duchamp l'avait affublée de moustaches, depuis, les outrages n'ont jamais cessé. Eugène Bataille (avec une pipe), Fernand Léger, Magritte, Malevitch, Rauschenberg, Warhol, Basquiat, Botero et bien d'autres ont exécuté d'innombrables variations de la Joconde.
Puis cela a été au tour des publicitaires (pour un cirage, des bonbons, une lessive), les professionnels du marketing et concepteurs de produits dérivés. Cartes postales, biscuits, emballage, vaisselle, porte-chapeaux, chaussettes, dentelles, tapis, statues, boules à neige, préservatifs: Mona Lisa est partout.
Un détournement pour la bonne cause
Mais cette fois le détournement n'est pas méchant. C'est en effet pour la bonne cause que la Joconde a été privée de sa chevelure. Déjà Amesty International l'avait représentée en victime, avec un œil au beurre noir. Aujourd'hui, l'ANT, la ligue italienne contre le cancer, a fait jouer ses créatifs sur leur palette graphique pour montrer ce que donnerait la belle si elle venait de subir une chimiothérapie. Ainsi chauve, la Joconde de Léonard de Vinci fait un modèle idéal pour une campagne de sensibilisation contre le cancer et pour la non-marginalisation des malades. L'affiche est accompagnée du slogan «Une tumeur change la vie. Pas sa valeur.» Celle du chef-d'œuvre du Louvre est inestimable. L'ANT s'occupe de 4000 patients atteints de cancer chaque jour et défend la dignité de ceux qui souffrent.
Source : Le Figaro.f. Publié le 14/11/2013 par Eric Bietrri-Rivierre
Article que vous propose de lire Pedro Torres, élève du Niveau Intermédiaire 1ère année.
dimanche 8 décembre 2013
Sainte Catherine et les Catherinettes
Publié par Tino González, élève de la 2ème année du Niveau Intermédiaire.
lundi 2 décembre 2013
La Suisse: Guillaume Tell
Publié par Pedro Bohórquez González de la Rubia, élève du Niveau Intermédiaire 1ère année.
lundi 25 novembre 2013
dimanche 24 novembre 2013
La cuisine suisse
Publié par Macarena, Bustamente Álvarez, élève de la 1ère année du Niveau Intermédiaire.
dimanche 14 juillet 2013
LA PETITE FILLE DE MONSIEUR LINH DE PHILIPPE CLAUDEL
Ce livre aborde l´histoire d´un petit vieillard qui abandonne son pays natal ravagé par la guerre. Il emporte avec lui une valise contenant une photographie et un peu de terre de son village et aussi un bébé: Sang Diû, sa petite-fille qui ne pleure jamais et qui est toujours calme (Ses parents sont morts dans la guerre.). Il laisse son pays et arrive à un autre très éloigné, mais ici il ne connaît personne, il ne reconnaît pas l`odeur du pays. Ça ne lui fait rien ressentir. Il reste dans un dortoir avec des gens qui parlent la même langue que lui mais, personne ne lui parle, au contraire, les familles se moquent de lui. Il est complètement seul avec sa petite-fille. L´homme souffre en silence. Il ne veut pas manger : il ne reconnaît pas la saveur du repas. Un jour il trouve un monsieur assis sur le banc d`un parc, il deviendra son ami, son espoir. Monsieur Bark, son ami, lui parle et il ne comprend rien, toutefois il aime sa voix, son ton. Grâce à Monsieur Bark le pays aura un nouveau visage et un nouveau parfum. Les sentiments de M. Linh se bousculent au fur et à mesure que la lecture avance.
L´histoire est simple, cependant pas le contenu. Depuis le premier moment le lecteur se sent familiarisé avec le sentiment de M. Linh : la solitude, l’odeur, la condition pénible et hostile de la guerre, l`immigration et après l`amitié, l`amour, le courage, l`espoir….
Ce n’est pas un roman triste, les deux hommes entretiendront une amitié au delà des mots, avec des gestes et des tons dans la tristesse et le bonheur et dans l`espoir.
L`auteur utilise un langage descriptif, les phrases sont courtes, l`écriture est finie et précise, il ne manque rien ni ne reste rien à dire.
C`est un livre bouleversant. Il touche en plein coeur.
Publié par Mª Paz Romero Moreno, élève de la 1ère année du Niveau Avancé.
ELLE S’APPELAIT SARAH
L’auteur : Tatiana de Rosnay
Date de parution : 1er mars 2007
Cet ouvrage a gagné les prix suivants : Chronos 2008, Prix des lecteurs de Corse 2008.
Née en 1961. De père français et de mère anglaise, Tatiana de Rosnay a vécu aux Etats-Unis et étudié à l’université d’East Anglia en Angleterre. Tatiana de Rosnay vit depuis vingt-cinq ans à Paris. Scénariste et journaliste, elle travaille notamment pour Elle et Psychologies. Elle s'appelait Sarah, son neuvième roman, est le premier qu'elle écrit en anglais, sa langue maternelle.
CINEMA
Une adaptation au cinéma a été produite. Le rôle de Julia est joué par l’actrice britannique Kristin Scott Thomas. Le film a été réalisé par Gilles Paquet-Brenner. Le tournage a duré de l'été à la fin de l'année 2009. Sa sortie en salles a eu lieu en octobre 2010.
LA PREMIÈRE PHRASE
« La fillette fut la première à entendre le coup puissant contre la porte. Sa chambre était la plus proche de l’entrée de l’appartement. »
Le 16 juillet 1942. La police française fait irruption dans un appartement du Marais. Le petit Michel, paniqué se cache dans un placard, et sa grande soeur Sarah, dix ans, l'enferme et emporte la clé en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêtée et emmenée avec ses parents.
De nos jours, concrètement mai 2002, Julia Jarmond, une journaliste américaine installée à Paris depuis vingt ans et mariée à un Français, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel d’ hiv. À mesure que l’enquête progresse, elle prend conscience du manteau de silence et de honte qui couvre le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre absolument effrayée, le calvaire des familles juives détenues. Au cours de ses recherches, elle fait une découverte tout à fait inquiétante : l’appartement familial que son mari vient d´hériter avait appartenu durant l’occupation à une famille juive d’origine polonaise dont une de ses filles s’appelait Sarah. La fillette avait 10 ans en juillet 1942.
Contre l’avis de son mari et des siens, Julia décide d’arriver jusqu’au bout pour découvrir le destin de Sarah et de son frère.
Elle s’appelait Sarah est un roman visant à perpétuer la mémoire de tous les enfants qu´en juillet 1942 ont été déportés vers les camps de la mort lors de ce qui est connu comme la rafle du Vélodrome d’Hiver. Une période des plus sombres et trop longtemps occultée de l’histoire. Tatiana de Rosnay décrit les traitements inhumains qui se sont déroulés dans le camp de Beaune-la-Rolande. Elle décrit alors l’amnésie qui frappe la plupart des Français par rapport à ce sujet, un des plus mornes de l’histoire de l’Occupation. Et inévitablement, on se pose la question : qu'aurions-nous fait à leur place ? Aurions-nous tenté quelque chose pour venir en aide aux familles Starzynski ou aurions-nous, nous aussi, détourné les yeux ?
Avec ce livre, Tatiana de Rosnay émeut, enseigne et surtout rend un hommage poignant aux victimes et à leurs familles. Un livre à faire lire aux plus jeunes pour qu'ils puissent à leur tour savoir ce qui s'est passé et surtout, ne pas oublier.
Le livre présente dans la première moitié une structure en chapitres courts et en alternance, Sarah/Julia-Passé/Présent, qui maintiennent une tension narrative très intéressante, qui va en racontant en parallèle les vies de Sarah et de Julia. Une histoire puissante qui t’émeut et t’attrape.
Puis, dans la seconde moitié, Sarah nous quitte, c'est Julia la seule protagoniste. C’est alors que, à mon avis, l'histoire perd son fil conducteur au cours des pages, ainsi que l’intensité narrative.
AVIS PERSONNEL
À mon avis les aspects les plus positifs du roman sont :
• Le récit bien émouvant fait de la rafle du Vel d’Hiv vu par les yeux d’une petite fille qui se retrouve plongée au milieu des pages les plus atroces de l’histoire.
• L’information de cette époque-là, qui a été tout oubliée jusqu'à il y a peu de temps.
• La façon pleine de talent avec laquelle l’écrivaine mêle les destins de Sarah et Julia.
En revanche, je trouve d´autres choses que j’apprécie moins, à savoir : la deuxième partie avec uniquement l'Américaine à Paris, ses différences avec son mari ou ses réflexions sur sa grossesse autant désirée que tardive.
En outre, la fin du livre est bizarre, un peu plate.
C’est un roman bon, intéressant et agréable et relativement facile à lire pour un étudiant de français.
SOURCES
http://www.evene.fr/livres/livre/tatiana-de-rosnay-elle-s-appelait-sarah-25665.php http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/14980
Publié par José Miguel Ibáñez Calleja, élève de la 1ère année du Niveau Avancé.
Visite guidée à la découverte de Mérida aux trésors insoupçonnés
Le Département de Français vous invite à la découverte des monuments les plus emblématiques et les plus visités de Mérida à travers une visite guidée réalisée par des élèves de français. Il s´agit de partir à la découverte du Théâtre Romain, de l´Amphithéâtre Romain, de la Maison de l´Amphithéâtre, du Forum Municipal, du Temple de Diane, de l´Alcazaba, du Pont Romain sur le fleuve Guadiana, de l´Ensemble archéologique de Morerias, de la Cathédrale Santa Maria, et enfin d´achever la visite devant l´Arc de Trajan.
Approfondissez la découverte de Mérida en suivant nos «élèves-guides» lors de cette visite en français !
Nous remercions infiniment tous ceux qui ont rendu possible cette activité et tous ceux qui y ont participé.
lundi 8 juillet 2013
samedi 18 mai 2013
LE CORDONNIER DE LA RUE TRISTE
"L’auteur
de ces lignes, après tant de livres, prend plaisir à raconter cette
histoire, à s’attarder avec les personnages, à parcourir la ligne
de la rue triste. Quelques êtres, tant d’autres dont il faudrait
parler, chacun ayant son histoire personnelle, sa vie, son quotidien
banal parfois, mais toujours intéressant car chaque homme, chaque
femme, chaque enfant porte en lui-même son propre roman.”
(Chapitre
VII, p. 81).
Auteur: Robert
Sabatier (1923-2012).
Date de parution: 2009.
Le Figaro - Mai 2009
Le lecteur retrouve dans ces pages
toute l'adresse de l'écrivain: des dialogues vifs et criants de vérité, une
galerie de personnages terriblement humains, une constante émotion. Un roman
qui, comme une sucette un peu trop sucrée, se savoure toujours avec
gourmandise.
Le nouvel observateur - Juin 2009
On retrouve ici la
pudeur, la simplicité et la poésie qui firent le succès de ses livres depuis
"Les Allumettes suédoises".
**********
L'auteur de cette histoire, publiée, en 2009, est l'écrivain, romancier, essayiste et poète français Robert Sabatier (1923-2012).
Sous fond de la II Guerre Mondiale, Sabatier nous raconte l'histoire simple des personnages qui habitent une rue modeste de Paris : “Une rue grisâtre, mélancolique, silencieuse où les gens ont de bonnes façons”; “Une rue où l'on en voyait jamais personne d'autre que ses habitants”.
Le protagoniste est Marc, le cordonnier, un jeune homme, beau, libre, un rêveur, passionné pour la lecture qui voit sa vie brisée à cause d'un accident. Les gens de la rue se mobilisent pour l'aider et Sabatier nous montre toute une galerie de personnages humains et très bien décrits: Paolo, l'ami, le collègue, le frère de Marc; Madame Gustave, la propriétaire du bistrot Bois et charbon; Evangeline, la jeune religieuse protectrice de Marc; Rosa la Rose, la fille des rues; Lucien, un ancien camarade de classe; Arcole, personnage qui travaille pour la Résistance; Monsieur Marchand, le fonctionnaire de police, et Mimi et sa grand-mère qui habitent cachées en face de la cordonnerie de Marc en raison de leur condition de juives.
Il est remarquable le rôle de l'auteur. Il est constamment présent dans l’histoire. Comme il dit, il se permet de s'introduire parmi ses personnages. Le roman qui montre une structure linéaire est interrompu par les interventions de l'auteur en interpellant le lecteur.
La plupart du roman, onze des douze chapitres, se déroule dans les années de la II Guerre Mondiale, durant l'occupation allemande. Dans le douzième, qui se situe de nos jours, l'auteur nous révèle le destin de tous les personnages.
Comme thèmes, Sabatier nous parle de l'amitié, de la générosité, des bons sentiments, du destin, de comment l'incident même le plus banal peut avoir des conséquences sur le cours d'une existence. Et comme message: l'importance de l'espoir. L'espoir comme un trésor de l’existence.
Par rapport à mon avis personnel, je peux dire qu'au début j'ai trouvé le roman très attirant: l'époque choisie pour situer l'histoire, la présentation des personnages, la tragédie du protagoniste…Or, selon moi, peu à peu l'histoire décline et elle va en perdant du rythme et de la force.
Comme étudiante de français je recommanderais sa lecture. C'est un livre facile à lire et très bien écrit.
Comme lectrice j'essayerai de lire un autre roman de cet auteur vu que, sincèrement, “Le cordonnier de la rue triste”, m'a semblé un peu décevant.
***************
Publié par Mª José Delgado Rodríguez, élève du Niveau Avancé (1ère année).
dimanche 12 mai 2013
L'Enfant de Noé, roman de l'écrivain français Éric-Emmanuel Schmitt
Un dimanche après la guerre
C’était un dimanche et Joseph, qui à ce moment-là
avait dix ans, défilait sur une estrade avec l’espoir de trouver ses parents ou
un couple qui voulait l’adopter. La guerre était finie et les petits enfants de
Villa Jaune attendent l’arrivée de leurs familles.
C’est la première scène d’à peine trois pages à
travers laquelle l’écrivain Éric-Emmanuel Schmitt nous met dans une histoire
émouvante et chaleureuse où l’honnêteté et la tolérance sont deux valeurs
fondamentales.
« L’enfant de Noé » c’est une histoire
qui avait commencé deux années avant à ce dimanche-là et que le lecteur aura
l’opportunité de vivre comme s’il était devant un grand écran, grâce aux
descriptions si visuelles que fait l’auteur, ou dans un théâtre à travers les
nombreux dialogues qu’enferme ce roman.
Deux ans avant……. Dès le point de vue de l’enfant
“Tout avait commencé dans un tramway”.
C’était l’année 1942 et ce jour-là Joseph, un enfant juif de sept ans,
traversait Bruxelles assis au fond d’un wagon jaune. C’était la même couleur
que la villa où il habiterait jusqu’à la fin de la guerre et de l’étoile qu’il
porte cachée sous son manteau. Villa Jaune, le collège dirigé par le père Pons
qui est devenu un refuge pour nombreux enfants qui comme Joseph sont persécutés
par les nazis ou qui fuient des nazis.
L’occupation de la Belgique par les nazis (1942-1944)
est racontée en première personne par Joseph, le petit enfant séparé de sa
famille et recueilli dans la Villa Jaune où il connaîtra Rudy, un grand garçon
de seize ans qui sera désigné son parrain dans le pensionnat.
Alors nous avons déjà les trois protagonistes du
roman : Joseph, Rudy et le père Pons, que tel que Noé, protègera la
culture juive de la destruction des nazis. Les autres personnages existent
parce que l’écrivain a besoin d’eux pour nous raconter l’histoire et aussi ses
pensées à travers la vie des acteurs principaux. La comtesse de Sully, la
pharmacienne Marcelle, les parents de Joseph, la mère de Rudy et n’importe quel
officiel allemand sont les autres, les pas essentiels.
Mais ce roman n’est pas seulement la narration du
jour à jour de ses protagonistes, il est plus qu’un journal intime. Ce roman
est surtout une conversation entre l’écrivain Schmitt et le lecteur, grâce aux
réflexions à voix haute entre le père Pons et Joseph sur l’amour, la douleur,
le respect et l’honnêteté.
Le petit Joseph est le narrateur, voire le
protagoniste principal d’une histoire qui s’est déroulée durant plus de deux
années, mais qui en réalité est finie cinquante ans après « sur une
terrasse ombrée, en face d’une mer d’oliviers » en Israël. C’est « le
bois du père Pons », une forêt qui comprend deux cent soixante et onze
arbres figurant les deux cent soixante et onze enfants qu’il avait sauvés.
C’était un jour, cinquante ans après ce
dimanche-là, Joseph a été témoin de comment des garçons juifs et des garçons
palestiniens s’envoyaient des pierres. Alors il a décidé de commencer sa
première collection à la ressemblance du père Pons, pour préserver tel que Noé
la culture et les croyances des peuples menacés par la violence des hommes.
C´est alors que soudain il a ramassé les deux premiers objets pour son arche de
Noé: une kippa et un foulard palestinien qu’il a gardés, l’une dans sa poche
droite et l’autre dans la gauche.
C’est ce qu’avait fait le père Pons durant la
guerre avec le but de sauver la culture juive face à la destruction des nazis.
Le père a gardé ce trésor, sa collection comme il aimait l’appeler, en dessous
de l’église désaffectée qui était située à côté du collège. Le même endroit où
les pensionnaires juifs se sont réfugiés une nuit, après avoir été découverts
par les nazis. Grâce à l’aide du père tous ceux-ci ont sauvé leur vie.
Avec ses trésors dans ses poches, Joseph pensait à
l’arche de Noé du père Pons qui avait toujours une nouvelle colletion : « chaque
fois qu’un peuple sur la terre se voyait menacé para la folie d’autres
hommes »
Une histoire dans la guerre, mais pas sur la
guerre
L’histoire « L’enfant de Noé » se déroule dans la guerre, mais elle n’est
pas un récit sur la guerre, bien entendu comme un conflit armé. Alors à mon
avis la guerre n’est pas le but, celle-ci est plutôt le prétexte qu’utilise le
romancier pour faire réfléchir les lecteurs sur l’égoïsme et le manque de
solidarité entre les peuples à cause de leurs croyances et de leur aveuglement
pour comprendre que l’ennemi est toujours le même pour tous.
Un ennemi qui s’appelle de différentes manières
selon le devenir de l’humanité, (le moment historique) cependant sa cible est
la même : l’extermination ou la soumission de l’autre, de ceux qu’il
aperçoit contraires à leurs idées.
Une réalité que « le petit enfant de
Noé » nous montre dès ses premières pages quand Joseph demande au père
Pons :
Joseph : « Chrétienne c’est le contraire de juif ?
Père Pons : « Le contraire de juif, c’est nazi »
Et dans le dernier chapitre nous trouvons une réflexion pareille. Cinquante
ans plus tard Joseph parle avec son ami Rudy :
Joseph :
« (…) Il faut faire la paix avec les Palestiniens. Ils ont autant de
droits que toi à vivre ici (…) »
Rudy : « Oui, mais notre sécurité »
Joseph :
« La paix Rudy, la paix, c’est ce que nous a appris à souhaiter le père
Pons ».
Rudy : « (…) Le meilleur moyen d’arriver à la paix, c’est souvent
la guerre.
L’histoire se répète une autre fois de plus.
Une histoire réelle ?
Ce roman s’intègre dans le cycle de
l’invisible, six récits écrit par Eric-Emmanuel Schmitt sur l’enfance et
la spiritualité, qui rencontrent un immense succès, aussi bien sur scène qu’en
librairie : Milarepa (le bouddhisme), Monsieur Ibrahim et
les fleurs du Coran (l’islam), Oscar et la dame rose (l’athéisme),
L’Enfant de Noé (les rapports entre les juifs et les chrétiens).
Mais, Qui était le père Pons?
L’enfant de Noé est dédié à :
« Pour mon ami Pierre Perelmuter, dont
l’histoire a, en partie, inspiré ce récit ».
« A la mémoire de l’abbé André, vicaire de la
paroisse Saint-Jean-Baptiste à Namur et de tous les justes des nations ».
C’est le père Pons la même personne que l’abbé
André ? Je ne sais pas, mais ils ont eu un parcours assez pareil.
L’abbé André (1908-1973) était un prêtre catholique très actif
durant la dernière guerre mondiale, il fut déclaré « Juste parmi les
Nations » par le gouvernement d’Iraël en 1967 autant que le père Pons. En
1941 il a organisé dans le diocèse de Namur (Belgique) l’accueil d’enfants
juifs pour les sauver de la déportation et le père Pons dans la Villa Jaune.
Guidé par un amour personnel pour les Juifs et un
grand respect pour la liberté religieuse, l’abbé André n´a pas converti ni
baptisé ces enfants. Bien qu’il ait été inquiété par la Gestapo et qu´il ait
été convoqué pour être interrogé, les Allemands ne découvriront jamais ses
activités.
L’auteur et sont œuvre
« J'ai toujours écrit des romans
et des nouvelles cependant, à la différence des pièces, j'ai mis longtemps à
composer un texte que je jugeais publiable. Alors que le théâtre,
paradoxalement, m’épanouissait en m'imposant ses contraintes, le roman
m'offrait une liberté qui m'a longtemps effrayé, une liberté qui pouvait
devenir licence. Pourquoi gribouiller 300 pages plutôt que 100 ? Jusqu'à quel
point décrire ? Quel point de vue adopter ? Fort heureusement, les sujets de
mes livres m'ont forcé la main : ils se sont imposés, m'ont obligé à les
écouter, à rédiger leur histoire pendant de longs mois, à me mettre à leur
service. Merci Pilate, merci Monsieur Ibrahim, merci Oscar. Quant à Adolf
Hitler, désolé, même si j'apprécie vraiment La Part de l'Autre, le livre
qu'il m'a inspiré, il n'est pas dans mes habitudes de le remercier... »
Eric-Emmanuel Schmitt
Biographie courte
En quelques années,
Eric-Emmanuel Schmitt est devenu un des auteurs francophones les plus lus et
les plus représentés dans le monde.
Né en 1960, normalien, agrégé de
philosophie, docteur, il s’est d’abord fait connaître au théâtre avec Le Visiteur, cette rencontre
hypothétique entre Freud et peut-être Dieu, devenu un classique du répertoire
international. Rapidement, d’autres succès ont suivi : Variations énigmatiques,
Le Libertin,
Hôtel des deux mondes, Petits crimes conjugaux, Mes Evangiles, La Tectonique
des sentiments, Kiki Van Beethoven, Le journal d'Anne Frank, une
création mondiale avec l'autorisation exceptionnelle de la fondation Anne
Frank. Plébiscitées tant par le public que par la critique, ses pièces
ont été récompensées par plusieurs Molière et le Grand Prix du théâtre de
l’Académie française. Ses livres sont traduits en 43 langues et plus de 50 pays
jouent régulièrement ses pièces.
Il écrit le Cycle de
l’Invisible, six récits sur l’enfance et la spiritualité, qui rencontrent
un immense succès aussi bien sur scène qu’en librairie : Milarepa, Monsieur Ibrahim et les
fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, L’Enfant de Noé, Le sumo qui ne
pouvait pas grossir et Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus.
Une carrière de romancier, initiée par La Secte des égoïstes, absorbe une
grande partie de son énergie depuis L’Evangile selon Pilate, livre lumineux
dont La Part de
l’autre se veut le côté sombre. Depuis, on lui doit Lorsque j’étais une œuvre
d’art, une variation fantaisiste et contemporaine sur le mythe de
Faust et une autofiction, Ma Vie avec Mozart, une correspondance intime et originale
avec le compositeur de Vienne, ce livre sera suivi par Quand je pense que
Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent, constituant
ainsi le deuxième volume du cycle Le Bruit qui pense. S'ensuivent deux
recueils de nouvelles : Odette Toulemonde et autres histoires, 8 destins de femmes à
la recherche du bonheur, inspiré par son premier film, et La rêveuse d'Ostende,
un bel hommage au pouvoir de l'imagination. Dans Ulysse from Bagdad, il livre une
épopée picaresque de notre temps et interroge la condition humaine. Son
troisième recueil de nouvelles Concerto à la mémoire d'un ange, nous
présente des héros à qui, un jour, la rédemption est offerte. En 2010 ce roman
se voit décerner le prestigieux prix Goncourt de la nouvelle. Dans son dernier
roman La femme au
miroir paru à la rentrée littéraire 2011, il nous présente
trois destins, trois aventures singulières, trois femmes infiniment proches
tant elles se ressemblent par leur sentiment de différence et leur volonté
d'échapper à l'image d'elles-mêmes que leur tend le miroir de leur époque. Tout
les éloigne de ce que la société, leur entourage, les hommes ont décidé à leur
place. Son quatrième recueil de nouvelles, Les deux messieurs de Bruxelles,
nous dévoile avec délicatesse les secrets de plusieurs âmes.
Encouragé par le succès
international remporté par son premier film Odette
Toulemonde, il adapte et réalise Oscar
et la dame rose (2009).
Amoureux de musique,
Eric-Emmanuel Schmitt a également signé la traduction française des Noces de Figaro et de Don Giovanni. Toujours curieux, il
ouvre en permanence de nouvelles portes, tend de nouveaux miroirs, pour notre
plus grand plaisir. Il évoque sa passion pour Georges Bizet et Carmen en
faisant ses débuts à l’Opéra National de Paris dans Le Mystère Bizet en octobre 2012
Pour en savoir plus : http://www.eric-emmanuel-schmitt.com/Accueil-site-officiel.html
Et pour l’écouter quelques sites : https://www.youtube.com/watch?v=aZ3XORfXLy8
Publié par Mª Sol Cabrera Pérez, élève de la 1ère année du Niveau Avancé.
dimanche 28 avril 2013
CONCOURS DE MICRONOUVELLES
Voici les micronouvelles des élèves qui ont décidé de participer au concours de MICRONOUVELLES proposé par le Département de Français.
La ronde suivante
C´était un des matchs de la saison qui nous
donnerait une place dans la ronde suivante de la Coupe du Roi.
Notre adversaire était le Séville FC qui avait
déjà gagné au tour précédant.
Le stade était comble. La nuit était parfaite pour
jouer au football.
Nous ne pouvions pas mieux commencer, dans les premières
cinq minutes nous étions en train de gagner et au bout d´une demi-heure nous
avions une place en finale avec deux buts marqués.
Mais quand le match était presque fini, deux
footballeurs du Séville FC ont été expulsés pour avoir fait jeu déloyal.
Pourtant, nous avions remporté pour nous la
victoire.
Auteur: Ana
López Núñez, élève de 2ème
année du Niveau Élémentaire.
La femme
Et si, par inadvertance, sans réfléchir, sans
préparation…
Alors tout est sombre, le mal s'aggrave, ce que je
n'avais pas, je l’ai dès lors.
Arrête! Qu'est-ce que c'est? Non, non. J'existe,
je vis, je suis.
Seulement moi? Non, mes appendices sont là
également ; pour eux, j'ai de la puissance.
Comme Scarlett O’hara: "Pour eux, j'ai pris à témoins que je ne passerai plus jamais.....!".
Voici !, j’y suis allée, la lumière à la fin.
Encore une fois moi, mais meilleure.
Je suis là, dans l'attente de dire les dernières
paroles: «Demain, j´y penserai
......".
Pourrai-je? Demain j´y penserai.
Auteur: Bele
Bazo, élève de 1ère année du
Niveau Intermédiaire.
Le chemin
C´est la Nuit. La Lune brille. Il fait très froid.
Louis et Paul marchent sur le chemin de Barbizon. Leurs ombres les poursuivent
sous les arbres qui entourent le chemin. Un bruit sonne ; ils grelottent à
cause du froid ou … Alors, ils commencent à courir. Ils ont peur ; ils
écoutent des pas derrière eux ; Louis tombe par terre, Paul continue à
courir, il ne l´attend pas ; Louis crie. Paul arrive au village. Pas
Louis.
Auteur: Antonio
Mordillo Morales, élève de 1ère
année du Niveau Intermédiaire.
Après une nuit éveillés,
nous avons enfin atteint la ligne de départ. Lorsque nous avons commencé à
courir, les nerfs ont disparu.
Au début, seulement il y avait des faces heureuses
parce que nous étions pleins d'énergie.
Trente kilomètres après, les difficultés ont
commencé et les premières idées d'abandon sont apparues.
Mais, à ces moments-là nous nous rappelions les
entraînements avec le froid, la chaleur, la pluie, le vent et la boue. Alors,
nous récupérions des forces là où il n'y en avait plus.
Nous avons tourné au coin de la rue et, au fond,
est apparue la ligne d'arrivée. Juste après l'excitation nous a envahis et nous
avons pleuré de joie.
Auteur: Gerardo
Moro, élève de 1ère année du
Niveau Intermédiaire.
Protagoniste de son propre livre
Chaque jour, elle se lève pour écrire une nouvelle page de sa vie. Aujourd’hui, l’éditeur a annoncé qu’il publiera leur livre en mars prochain. Il compilera toutes les interviews exclusives sur leurs amours qu’elle avait vendues à la presse rose.
Chaque jour, elle se lève pour écrire une nouvelle page de sa vie. Aujourd’hui, l’éditeur a annoncé qu’il publiera leur livre en mars prochain. Il compilera toutes les interviews exclusives sur leurs amours qu’elle avait vendues à la presse rose.
Auteur: Susana
Sanz, élève de 1ère année du
Niveau Intermédiaire.
« Pourquoi pas !
Donnez-moi un conseil. »
Tu le sais déjà.
Tout peut aller se faire foutre, toutes et tous vont
se faire foutre.
Normes de coexistence : aucune. Aucune loi qui limite ta liberté.
Tu ne dois pas continuer à supporter les sots qui
se dissimulent derrière ce qui est établi, parce que c´est leur seule manière
de survivre, qui profitent du fruit de l'effort des rêveurs, qui ne cessent
d'être battus jour et nuit après leurs aspirations.
On est fatigué des médiocres, des insipides, des
pauvres de coeurs, des nains mentaux, à qui cette invention de la société du
bien-être s'est occupée de faire une cavité donnée et pour laquelle ils n’ont
rien combattu.
Si blasé de celles-ci et de ceux-ci qui passent
leur vie en regardant celle des autres. Ceux qui, tous les matins, se sont
efforcés d´occuper un espace, sans occuper celui de l'autre.
Ça suffit, réveille-toi, vis ta vie, laisse en
paix les autres. N’attends pas que les problèmes de ta vie soient résolus par
quelqu´un, parce que cela ne sera pas gratuit, et tu leur devras rendre hommage
dans tout le temps à venir.
Fais quelque chose par toi-même, pour toi-même,
bien que ce soit seulement enrichir ton âme. Cela sera ta liberté.
Fais de ta vie des rires, fais qu'elle soit
passionnante, rebelle-toi. Ne considère rien comme du temps perdu, rêve,
travaille pour le faire réalité.
Fous-toi de tout. Ne sois pas si connard.
Fais-leur un bras d’honneur !
Et qu'un de ces jours tu puisses dire « C´est toujours ça de gagné !».
Auteur: Alejandro Gamero
Rodriguez élève de 2ème année du Niveau Intermédiaire.
La décision
Le matin était gris, plombé. La pluie est apparue
tout à coup et elle a rempli l´air d´une odeur de terre mouillée qui lui
faisait penser à lui.
Marie a ouvert l´armoire, elle a choisi la robe de
soie noire qu´elle avait portée dans le premier rendez-vous, les chaussures à
talon aiguille…
Après une douche rapide, elle n´a pas oublié
l´ombre à paupières bleue, celle qui fait ressortir la lumière de ses
yeux ; non plus le rouge à lèvres de Chanel et des gouttes de parfum.
Elle a parcouru le long couloir de son petit
appartement, une fois arrivée au salon, elle a pris le téléphone «Bonjour,
je voudrais commander un plat, le numéro quatre, pour une personne.»
Auteur: Guadalupe
Martín Sánchez, élève de 2ème année du Niveau
Intermédiaire.
Rêver, travailler, être
confiant
Lorsqu´il était un petit enfant, il aidait l´économie familiale en livrant
des beignets de maison en maison chaque matin avant d´aller à l´école.
Il rêvait de suivre les pas de son maître
Don Justo.
À dix-sept ans son pays lui mit un fusil dans les mains et il rêvait d´en
finir avec la guerre.
Trois ans plus tard, sa patrie lui fit un autre présent: une deuxième guerre
dans un territoire étranger et il rêvait de rentrer chez lui.
Il rentra chez lui et il rêvait d´aimer, de se marier et d´avoir des
enfants…et son pays lui
donna du chômage et de la misère…mais il continua de rever et les rêves se
firent réalité.
Auteur: Elena Tijerín Rodriguez,
élève de 2ème année du Niveau
Intermédiaire.
Dans un monastère, deux disciples brillaient
particulièrement pour leur grande intelligence bien qu´ils fussent très
différents l´un de l´autre.
Le premier avait l´habitude de demander à l´abbé
de lui permettre de sortir du monastère pour voir le monde et pour pouvoir
mettre en pratique son apprentissage. L´autre se contentait de la vie
monastique et, bien qu´il eût aimé voir le monde, cela ne lui créait pas de
problème.
L´abbé, qui n´avait jamais accédé aux demandes du
premier moine, pensa un jour que cela pouvait être le moment pour que les
jeunes moines fussent mis à une épreuve.
Il les convoqua en leur annonçant que le moment était arrivé de partir dans un
voyage par le monde pendant une année. Ils
laissèrent le temple le jour suivant. L´année s´écoula rapidement et les deux
moines revinrent au monastère avec beaucoup d´expériences pour raconter.
L´abbé voulut les voir pour connaître ce que cette
année avait supposé pour ceux-ci et ce qu´ils avaient découvert pendant leur
séjour dans le monde laïque.
Le premier moine, celui qui voulait connaître le
monde matériel, dit que la société était pleine de distractions et de
tentations et qu´il était impossible de méditer là dehors.
Au contraire, l´autre dit que sauf quelques choses sans importance, il ne
trouva pas de grandes différences à l´heure de méditer dans le monde extérieur. C´est pour ça que selon lui, rester
dans le temple ou vivre dans une société lui semblait pareil.
Après avoir écouté les deux récits, l´abbé accorda l´autorisation au deuxième
moine pour qu´il partît et il dit au premier : « Il serait mieux que tu restes ici, tu n´es
pas encore préparé. »
Auteur: Pilar
Vargas Maestre, élève de 2ème année du Niveau
Intermédiaire.
Des bruits dans la nuit
Juliette était en train de rentrer chez elle
tandis qu’elle écoutait quelques bruits derrière elle. Soudain, un frisson a
parcouru tout son corps. L’endroit était tellement obscur et solitaire qu’elle
percevait uniquement les ombres de la nuit. Elle était pétrifiée.
Le murmure se rapprochait rapidement d´elle.
Inopinément, une main l´a saisie fermement par l’épaule. La peur qu’elle avait
éprouvée, était si profonde qu’elle s’est évanouie.
En se réveillant, elle a vu le garçon du
restaurant où elle avait dîné, portant son portefeuille qu´elle avait oublié
dans l’établissement.
Auteur: Mª del Mar Vellido Rojas,
élève de 2ème année du Niveau Intermédiaire.
Poser un lapin à Opéra
Il n’était pas là. D’abord elle
le chercha autour d´elle, puis
de plus en plus loin. Chaque silhouette lui donnait l’espoir d´en finir avec
cette attente.
Demi-heure
avant l’heure du ballet, le guichet ferma. Elle était là encore en
pensant : «Il n’a pas dû me voir». Trente
minutes après, elle assit
sur un banc ses talons aiguilles en se disant que ce serait un miracle s’il apparaissait.
Auteur: Mª del Sol Pérez Cabrera, élève de 1ère année du Niveau Avancé..
Sept jours en plus
4 février, mon anniversaire
Aujourd’hui j’ai 68 ans et un cancer que
j’ai décidé de tuer avant qu’il ne ronge mon corps, d’ici à pas plus de six
mois. De ma mère je garde trois trésors et la certitude de pouvoir changer ma
vie dans n’importe quelle situation. Et lundi prochain ce sera la fin. Je l’ai
disposée.
Auteur: Mª del Sol Pérez Cabrera, élève de 1ère année du Niveau Avancé.
La nuit embrassa tout. Il sentait un air gelé,
mais vivifiant. Il n’avait plus cessé de courir pendant… toute une vie. Combien
de temps s’était-il passé ? Le vent portait les coups de cloche de
l’église : un, deux, trois,…six. Deux heures avant il était entre ses
bras. Maintenant il était entre son sang. Pourquoi avait-elle prononcé le nom
de l’autre ? Le couteau dégoulinait encore.
- Chéri, c’est déjà l’heure !
Une sueur froide le trempait.
Le miroir le réveilla : sang devant lui.
Auteur: José
Delgado, élève de 2ème année du Niveau Avancé.
Ça peut nous arriver à tous
La sonnette les fit sursauter : << Ça peut nous arriver à tous…>> Frédéric leur avait déjà
craché cette phrase, la rage au bout des lèvres, lors de leur première
rencontre dans la clandestinité. Ces mots secouaient fort Luc dans sa tête le
long du couloir jusqu´ à la porte pendant que, sur l´écran, les infos
bredouillaient le cauchemar d´un nouveau scandale du Premier Ministre et de ses
acolytes. <<Bonjour, M. et Mme.
Béranger habitent-ils ici ?>>. <<Oui>>. << Veuillez
nous accompagner…>>
Auteur: Carlos
Echepare, élève de 2ème année du
Niveau Avancé.
L'oubli
Tous les jours l'oubli la réveillait... et elle le détestait.
Elle avait déjà tout oublié lorsque le bruit des voitures, les
gazouillements des oiseaux ou les rires des enfants lui annonçaient une
nouvelle journée.
Cela faisait longtemps que l'oubli les avait substitués. Quand elle ouvrait
les yeux un visage, une odeur, une couleur avaient disparu. L'oubli gagnait
toujours les batailles malgré les prières, les sanglots...
Un jour elle oublia le prénom de son petit-fils préféré... alors l'oubli
fut aussi oublié.
Auteur: Fernando
Galán Sánchez, élève de 2ème année du Niveau Avancé.
Crise et solidarité
Pierre attendait, comme tous les jours,
l’ouverture de la bibliothèque. Il était au chômage depuis six mois. Ce jour-là
la nouvelle occupait la une des journaux: Monsieur
Schiller, le principal actionnaire de son entreprise, était gravement malade.
Il mourra avant deux semaines s’il ne reçoit pas un autre rein. Pierre se
souvenait encore des mots lorsqu’il a été licencié: “Il n’a pas besoin de ton travail, il faut augmenter la productivité”.
Malgré tout, il n’a pas douté et il s’est présenté à l’hôpital pour réaliser
l’opération vu qu’il est l’unique donneur compatible.
Auteur: Fernando
García Sánchez, élève de 2ème
année du Niveau Avancé.
LA MICRONOUVELLE GAGNANTE
DES OCCASIONS PERDUES
Assise sur un banc, une femme. À ses côtés, une valise contenant toute sa
vie. En face, sur la voie, le dernier train est prêt. Un express qui la portera
à un autre lieu, à une autre vie incertaine, néanmoins une vie sans reproches,
sans cris, sans peur.
Le départ est imminent. La femme se lève, elle hésite.
Le train démarre. Moi, seule dans mon wagon, je vois s’éloigner, immobile
sur le quai, la femme que je fus autrefois.
Auteur: José Miguel Ibáñez Calleja, élève de 1ère année du Niveau Avancé.
Toutes nos félicitations!
Publié par le Département de Français
dimanche 21 avril 2013
mercredi 17 avril 2013
Le Petit Théâtre à l´École de Langues de Mérida
Mille chapeaux !!!
Le Département de Français tient à féliciter Mª Luisa et José Mª et à les remercier pour la qualité du travail qu´ils ont accompli. Notre joie est inépuisable. Cela a été très encourageant l´effort qu´ils ont mené. Cela a été un réel plaisir de les avoir vus interpréter cet extrait du Malade imaginaire et du Bourgeois gentilhomme.
Merci beaucoup.
Carmen Caballero, prof de français de la E.O.I. de Mérida.
samedi 2 février 2013
"Les Émotifs Anonymes"
Une comédie tendre et savoureuse de Jean-Pierre Améris.
Une sacrée bonne comédie française présentée par José Mª Vazquez Martinez, élève du Niveau Avancé, 1ère année!
SYNOPSIS :
Comment vivre et aimer quand on est frappé de timidité maladive?
Pour certains d'entre nous la perspective d'un entretien professionnel ou une simple conversation téléphonique sont des épreuves insurmontables.
Quand Benoît Poelvoorde, patron d'une fabrique de chocolats confie sur un malentendu le poste de commercial à Isabelle Carré, deux grands émotifs viennent de se rencontrer.
L'amour du chocolat les a réunis mais c'est le secret d'Angélique qui va leur donner la force d'affronter leurs fantômes en remettant tous leurs sens en éveil.
Un conte moderne où l'amour triomphe de tout, une bouffée d'espoir pour les émotifs qui attendent leur fée du chocolat.
samedi 17 novembre 2012
EXECUTIVE MASTER FOOD DESIGN
Une formation totalement innovante à la croisée des univers culinaire, de l'art, du design et de la science.
L'Executive Food Design propose à tous les étudiants concernés par le domaine culinaire, artistique et le design, d'approfondir et d'élargir leurs connaissances grâce à la réunion des savoir-faire et des expériences de Chefs, Designers, Artistes, Foodstylists, Scientifiques... , au sein de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles / École Supérieure des Arts.
L’Aliment, l'Alimentation, l'Alimentaire et tout ce qui s'y rapporte ou en découle est le centre des réflexions, des études et des expérimentations de ce Master. L’Aliment devient ainsi source de recherches, de création et d'expression. Les étudiants en Executive Master.Food Design voyagent dans le monde de l'alimentaire, de l'art et du design afin d'en apprendre les usages, les habitudes, les significations, les codes, le quotidien, les impératifs, les impondérables. Assistés par un corps professoral extrêmement qualifié, ils apprennent à redessiner les limites de ce domaine et à anticiper le futur.
Cette formation tout à fait innovante, grâce à l'enseignement de professionnels de haut niveau et à des stages nombreux et diversifiés, permet aux participants d'accéder la suite à des créneaux professionnels en pleine expansion.
Pour en savoir plus, filez sur:
Je me demande si c'est une stupidité de la société développée qui nage dans l’opulence ou un jeu pour des personnes qui se sont considérées artistes eux-mêmes ou qui n'ont rien à faire. Ou par contre, vous pensez que ces oeuvres doivent être dans les musées. Feriez-vous ce master?
Publié par María del Sol Pérez Cabrera, élève du Niveau Avancé 1ère année.
mercredi 20 juin 2012
SANS FEU NI LIEU
L’auteur
Fred Vargas est considérée la reine du roman policier française. Elle emprunte son nom de plume au personnage d’Ava Gardner dans La comtesse aux pieds nus, un film de Mankiewicz. Née à Paris en 1957, elle devient une éminente archéologue médiéviste avant de commencer une carrière d’écrivain. Vendus dans une quarantaine de pays, les romans de Fred Vargas ont reçu de nombreuses récompenses en France et à l’étranger. D’autres livres de l’auteur sont Debout les morts, L’homme à l’envers et Coule la Seine.
Le livre
L’œuvre a 44 chapitres de différente longueur. L’action du roman se déroule pendant dix ou douze jours à Paris et à Nevers aux mois de juin et juillet.
Les protagonistes
Voici les principaux personnages à Paris :
- Louis Kehlweiler, l’Allemand. Il a collaboré avec la police.
- Ses amis, surtout Marc Van Dosleer, qui sont des historiens et qui vivent ensemble.
- Clément, principal suspect, et Marthe une ancienne madame qui a pris soin de Clément lorsque celui-ci était petit.
- Loisel, un commissaire.
Et à Nevers :
- Paul Merlin, directeur d’un Institut où une femme a été violée il y a dix ans, et son beau-père Clairmont.
- Thevenin, le sécateur, un jardinier de l’Institut.
- Pouchet, un autre commissaire.
L’histoire
Deux femmes ont été tuées à Paris. Coupable: l’assassin des ciseaux, c´est ainsi qu´on appelle le meurtrier. Clément c’est un jeune homme avec un retard qui joue de l’accordéon dans les restaurants. Il est le principal suspect. Effrayé, Clément cherche et demande de l’aide à Marthe, aujourd’hui bouquiniste et auparavant prostituée, qui était la personne qui avait pris soin de Clément quand il était petit. Marthe connaît Louis et lui raconte toute l’histoire. Celui-ci, collaborateur de la police, les aidera.
Louis commence alors son enquête qui le mènera de Paris à Nevers (où une femme a été tuée il y a dix ans de la même façon et une autre a été violée et aussi tuée) et de Nevers à Paris. Il parlera avec des témoins de cette époque et d’aujourd’hui. Il suivra diverses pistes, par exemple un poème de Nerval et des traces qui apparaissent à côté des victimes.
Pour son enquête il comptera sur l’aide de ses amis historiens, principalement de Marc, qui cacheront Clément chez eux. Tous les deux, Louis et Marc, résoudront le mystère.
Le style
Dans l’œuvre il y a beaucoup de descriptions de personnages, surtout la psychologie des protagonistes c´est ce qui importe l’auteur. Il n’y a pas de nombreuses descriptions de lieux. Elle utilise un langage cultivé (par exemple lorsque parlent les historiens) mais aussi un langage familier ou vulgaire, (lorsque parlent les prostituées et les ouvriers). Fred Vargas utilise presque toujours le passé simple. Aussi, elle emploie le pronom « y » fréquemment.
Grâce à ce que le rythme et l’action sont rapides et au fait que l’intrigue est très intéressante, la lecture du roman est facile et plaisante.
Publié par Fernando Galán Sánchez, élève de la 1ère année du Niveau Avancé.
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