dimanche 29 avril 2012

La Journée mondiale du livre et du droit d’auteur a été célébrée le lundi 23 avril 2012 à l´École de langues de Mérida.

Au programme lors de cette soirée littéraire :
- Célébrer le tricentenaire de la naissance du philosophe et écrivain Jean-Jacques Rousseau (1712-2012), homme qui connut la gloire et les honneurs, mais aussi l’exil, la solitude et le rejet.
2012 est aussi le 250e anniversaire de la parution d'Emile ou de l'éducation et du Contrat social, publiés en 1762.
- Lire: "Lectures de Rousseau".
Nous avons aussi rendu hommage à ce grand écrivain du siècle des Lumières en présentant certains ouvrages, présentations faites par nos élèves de français (Voir photos ci-dessous).
- Partager nos livres coups de cœur.
- Décerner le prix du concours de slogans qui promeuvent la lecture.
- Fouiner dans la Bibliothèque de notre École!
Cet événement a été un point de rencontre important pour tous !
Et pour finir voici quelques photos prises lors de cette soirée, une soirée pleine d’échanges, de sourires et d’idées.
Le slogan gagnant : « Lis, donc je suis » .
Auteur : Jésus Angel Martínez Guerrero, élève de la 2e année du Niveau Intermédiaire.
Toutes nos félicitations !

Merci aux nombreux élèves de français d’être venus tout au long cette soirée littéraire et d’avoir manifesté votre intérêt pour cet évènement qui sera renouvelé.

Publié par Carmen Caballero

mercredi 25 avril 2012

Une comédie familiale, de Isabelle Hausser

Voici l´espèce de quatrième de couverture proposée par David Fernández Muñoz (élève du Niveau Avancé, 1ère année) comme résumé :

Lorsque l’on attache à Bruxelles le mari de Rachel Courtois, le couple se met à la rénovation de la maison où se trouveront les bureaux de celui-là, ce qui leur posera d’innombrables difficultés. En outre, le ménage devra accueillir le père et la tante du personnage principal, deux individus fort particuliers qui apporteront pas mal d’anecdotes. Et en plus, on trouvera le fils à la maison, qui sera visité aussi par les filles du couple, ainsi que par la sœur et le frère de Rachel.
Par ailleurs, il y a lieu de signaler les rêves, ou plutôt les cauchemars, du personnage principal et que l’explication de l´un des plus récurrents sera dévoilée à la fin du roman, lors d’une révélation qui mènera Rachel à s’exclamer face à son père, sa tante et son fils : « Alors, vous m’avez tous joué la comédie ».

Vous donne-t-elle envie de découvrir Une comédie familiale ?

Publié par Carmen Caballero.

lundi 16 avril 2012

Le débat


Le roi Juan Carlos a été opéré dans la nuit de vendredi à samedi à Madrid d’une triple fracture à la hanche, dernière péripétie en date des malheurs qui frappent la famille régnante en Espagne.


lire la nouvelle...


Publié par Francisco Hidalgo Reyes, élève de français du Niveau Intermédiaire, 1ère année.

vendredi 13 avril 2012

Le champagne français

Je vous invite à écouter Fernando García, élève de l´Ecole de langues de Mérida, qui a eu la gentillesse de faire, avec l´aide d´une de ses camarades de classe, Laura Solis, une vidéo sur le champagne français afin que vous puissiez mieux le connaître Le Département de Français félicite ses 2 élèves pour cette vidéo qui, nous l'espérons, sera la première d'une longue série.

Publié par Carmen Caballero.

lundi 2 avril 2012

CONCOURS DE MICRONOUVELLES

Voici les micronouvelles des élèves qui ont décidé de participer au concours de MICRONOUVELLES proposé par le Département de Français.

Pour sa nature
L´histoire se répète… Chercher son âme sœur, c´est le penchant naturel ou la nécessité de tous les hommes. Se confier l´un à l´autre et autrement, chercher la liberté en même temps, trouver une personne qui nous transporte jusqu´à notre propre imagination et qui comprend notre tempérament et notre caractère pour arriver à réaliser le songe de notre vie.
Cette réflexion, je l´ai faite chez moi. J´adore prendre mes rêves pour des réalités...
Auteur: Marisa Charlier, élève de 1ère année du Niveau Intermédiaire.

Les poulets de Pierre
L´âme des poulets parle autrement avec Pierre.
Pierre avait toujours eu un caractère, un penchant pour rêver.
D´une part, il ne veut pas confier le transport de ses poulets naturels à n´importe qui, puisque chaque poulet a une histoire différente. C´est pour cela qu´il les écoute toujours. Mais, d´autre part, Pierre songe seulement au fait qu´il sera bientôt chez sa petite copine.
Auteur: Alejandro Gamero, élève de 1ère année du Niveau Intermédiaire.

Songe d´une nuit d´été
Quel beau livre aux caractères anciens ! L´histoire d´une âme tourmentée qui voyait la vie autrement.
Chez Shakespeare, le lecteur est toujours transporté dans une autre dimension. Il confie ses secrets et dévoile les penchants naturels de ses personnages pour les plaisirs de la chair.
Auteur: Fernando Gamero, élève de 1ère année du Niveau Intermédiaire.

C´est l´heure, comme toujours Jean revient chez lui, comme d´habitude en utilisant le transport public, le train, des fois le bus et jamais le taxi. Il est fatigué, il s´endort, et comme toujours, de manière naturelle, il songe à elle. C´est elle son sourire, son regard, son caractère affable, une personne à qui on peut se confier, mais… c´est fini ! C´est la même histoire ! En penchant la tête sur lui-même, il se réveille, oh ! la vie est très différente, il la voit autrement.
Auteur: Antonia Gonzalez, élève de 1ère année du Niveau Intermédiaire.

Amour et Bonheur
C´est une histoire d´amour à laquelle nous pouvons nous confier pour l´imiter.
Tout avait commencé comme un songe. Javier avait été heureux à côté d´Anne, la femme qu´il aimait d´une forme naturelle depuis plus de trente ans ; elle était son âme ; il ne savait pas aimer autrement. Cela lui avait été difficile, comme d´habitude. L´amour et la compréhension seront les transports pour vivre chez le Bonheur.
Hier, Anne est morte.
Javier ne regrette rien, il est avec ses souvenirs.
Auteur: Francisco Hidalgo Reyes, élève de 1ère année du Niveau Intermédiaire.

La vie d´Isabelle à la campagne
Elle aimait habiter à la campagne parce que les choses étaient beaucoup plus naturelles, dans son beau jardin, avec un paysage magnifique.
Le caractère des gens de son village était aimable et chaleureux. Par exemple celui de ses voisins à qui elle pouvait se confier.
Isabelle utilisait les bus et les vélos comme moyen de transport puisque tout était près.
Elle a toujours pensé que la campagne était autrement que la ville. Son penchant pour la campagne, c´est pour la qualité de la vie.
Son songe c´est d´avoir une vie salutaire, sans stress. La ville pour elle est une prison pour l´âme.
Auteur: Fabiola Luján, élève de 1ère année du Niveau Intermédiaire.

Je cherche chez les hommes à qui confier autrement l´histoire de mon âme. Le caractère de mon âme ayant un penchant naturel use les transports du songe pour trouver son âme sœur.
Dans les transports de l´histoire, nous attirons d´une façon naturelle l´histoire des âmes qui chez les hommes ont confié autrement leur songe à l´avenir.
Ce penchant naturel pour rêver, caractère proprement humain, n´arrivera pas à bon port.
Auteur: Elena Tijerín Rodriguez, élève de 1ère année du Niveau Intermédiaire.

L´histoire de Marie était très compliquée. Elle avait un caractère trop renfermé pour confier son souci à quelqu´un, mais elle était si préoccupée qu´elle a décidé de téléphoner à sa sœur pour lui raconter son problème.
Elle allait chez elle à pied. Marie n´aimait pas prendre les transports publics. Elle avait un penchant pour faire de l´exercice parce qu´elle pensait toujours que l´exercice aide d´une façon naturelle l´âme à être éveillée. Autrement dit, dans le bus il serait difficile de parler avec sa sœur. Elle voudrait lui raconter que son histoire a été seulement un songe.
Auteur: Mª del Mar Vellido Rojas, élève de 1ère année du Niveau Intermédiaire.

Le brouillard
C’est dimanche. Je regarde par la fenêtre. Il y a du brouillard. Sur le trottoir, une femme. Elle est jeune. Elle me regarde. Son doux visage me dit quelque chose. Le téléphone sonne. Une voix grave m’annonce que ma mère est morte. Je reste avec le regard fixe nulle part.
Plus tard, le brouillard a disparu, la femme n´y est plus. Tandis que je feuillette un vieil album, une photo attire fort mon attention. Alors, je pleure.
Auteur: José Miguel Ibáñez Calleja, élève de 2e année du Niveau Intermédiaire.

Je me demande pourquoi je cherche mon âme soeur. Parfois je pense que je suis seul !!! J´ai deux soeurs et je suis encore seul. Aide-moi, maman, maintenant que tu n´es pas là !!! Aide-moi, maman, maintenant que tu n´es pas là !!!
Auteur: Angel Jésus Martinez Guerrero, élève de 2e année du Niveau Intermédiaire.

L’abandon de la mémoire
Le temps lui a volé son visage. L’âge cache les souvenirs et les pensées s’échappent durant la nuit. Elle est sûre de ce qu’elle veut dire, bien qu’elle répète le même mot et appelle pareil à ceux qui sont autour d’elle.
Elle est fière d’avoir vécu plus de 80 ans, mais angoissée par ceux qui lui restent. Jours dans lesquels elle ne verra plus qu’un monde qui l´écartera de la vie.
Auteur: Mª del Sol Pérez Cabrera, élève de 2e année du Niveau Intermédiaire.

Rêver de toi
Après le café avec les copains, ils sont restés seuls à peine dix minutes. Pas plus. La nuit tombait et il devait aller chez lui, mais tous les sentiers le retournaient à elle.
Soudain le bras de son épouse l’a réveillé. Il a ouvert les yeux. Il s’est retourné vers l’autre côté, cependant elle était partie.
Il est resté calme. Le lendemain ce sera jeudi, alors elle s’assiéra devant lui, comme toutes les semaines.
Auteur: Mª del Sol Pérez Cabrera, élève de 2e année du Niveau Intermédiaire.

L’amour ne pardonne pas toujours
Monsieur Bouteille:
Un jour après l’autre elle attendait le retour du mari qui l’avait abandonnée sans avoir enterré son petit fils qui était mort. Elle est restée seule avec une fille qui n’était pas arrivée à l’adolescence.
Aujourd’hui cela fait trois mois que ma mère s’est tuée. Elle avait soixante-dix ans et elle vous attendait encore.
Anne Bouteille
Auteur: Mª del Sol Pérez Cabrera, élève de 2e année du Niveau Intermédiaire.

« Serait-ce Anne ? »
Est-ce que vous connaissez ces portails de rencontres sur internet ? Parfois, c’est comme ça : tu chattes avec une fille sympa qui te dit, par exemple, qu’elle s’appelle Anne et qu’elle travaille à l’hôpital. Alors, tout à coup elle supprime son profil ; tu t’en souviens encore certaines fois, mais tu finis par l’oublier. Jusqu’au jour où tu lis sur le journal : « Anne, tes copains à l’hôpital ne t’oublient pas ».
Auteur: David Fernández Muñoz, élève de 1ère année du Niveau Avancé.

Le trafic TGV arrêté
Le géant de fer a été vaincu par la nature. Le trafic TGV a été arrêté dans le nord à cause de la neige. Le voyage est devenu un cauchemar pour les nombreux passagers qui devront passer la nuit dans la gare ou même dans le train. Lits et repas ont été improvisés. On espère que le trafic sera rétabli le matin.
Auteur: Conchi Gallardo Zamora, élève de 1ère année du Niveau Avancé.

Sa journée commença comme n'importe laquelle.
Cette femme, en même temps proche et étrange, la réveilla tôt, lui changea les couches et l'habilla avec tendresse.
Ensuite, elle la fit monter dans la voiture, lui mit la ceinture de sécurité et la laissa dans son établissement avec les copains de son âge.
Néanmoins, ce jour-là était spécial, car ses yeux s’éclairèrent au moment où, devant elle, apparut un gâteau avec quatre-vingts bougies.
Auteur: Lola Carrasco, élève de 2e année du Niveau Avancé.

Une histoire de l’émigration
Comme chaque soir la vieille femme africaine faisait à pied le chemin depuis chez elle jusqu’à la colline qui dominait le hameau. Elle attendait là le retour de sa chère fille qui était partie enceinte vers l’Europe. Celle-ci voulait offrir une meilleure vie à l’enfant dont l’arrivée était proche. Parfois, la vieille croyait deviner la silhouette de sa fille se découper à l’horizon. Elle ne saura jamais que celle-ci s’est noyée en essayant de traverser le détroit.
Auteur: Francisco Casado, élève de 2e année du Niveau Avancé.

L’héroïne
L’héroïne de son histoire était forte, puissante, trop difficile à battre. Au début, il pensait qu’elle le guidait; après, qu’elle le conduisait et, dernièrement qu’elle l’avait asservi en étouffant sa volonté, même si faible, mais sa volonté.
Jusqu’au jour où la vraie héroïne de sa vie, son ange gardien, sa mère, a démasqué la douleur cachée dans les poudres “magiques” blanches qui avaient d’ores et déjà succédé à l’héroïne.
Auteur: Adelaida García, élève de 2e année du Niveau Avancé.

Quand ça arrive
Je marche tranquillement sur la voie. J’attends le train, et c’est juste quand je le pense que je me réveille. Collé au nez d’un train qui m’a surpris distrait et m’a renversé sans même m’en rendre compte. Avec les mortelles voies en dessous. Si je tombe, j’échoue. Et je ne veux pas échouer. Maintenant j’essaye de me relever, de récupérer le contrôle, de pouvoir continuer confortablement ce voyage et de profiter des vues.
Auteur: Eric Poderoso López, élève de 2e année du Niveau Avancé.

LA MICRONOUVELLE GAGNANTE


« UNE RENCONTRE MYSTÉRIEUSE »

Il venait vers moi, il portait un dossier à la main. Il me regardait avec attention, je marchais très sûre avec mon sac sous le bras. Quand nous nous sommes croisés nos corps se sont frôlés, il a pris ma main et ensemble nous avons marché sans rien nous dire. Notre destination était la même : la queue du chômage.
Auteur: Maria Llanos García Polo, élève de 2e année du Niveau Avancé.

Toutes nos félicitations!

Publié par le Département de Français.

dimanche 1 avril 2012

Réussite pour la Journée portes ouvertes de l´École de langues de Mérida !

Notre établissement scolaire a ouvert ses portes le mercredi 28 mars 2012 à partir de 17h 30. Au programme, une exposition d´articles de la presse française abordant des sujets en rapport avec l´Espagne, une conférence et des rencontres avec des étrangers résidant à Mérida, un atelier gastronomique, un karaoké…
Les échanges ont été nombreux et l'intérêt de chacun était manifeste. Cette Journée semble être désormais un rendez-vous incontournable.
Notre auxiliaire de langues a été présente tout au long de la Journée pour accueillir les visiteurs et en prendre congé vu qu´elle doit nous quitter.
Au revoir chère lectrice ! Bonne chance dans ta nouvelle vie.Tu sais que tu seras toujours la bienvenue ici.

Voici quelques photos prises lors de cette Journée :

Publié par Carmen Caballero Calero.

DU PLUS LOIN DE L´OUBLI de Patrick Mondiano

C`est une histoire où les personnages se dessinent lentement, sans que jamais on sache qui ils sont vraiment, ce qu`ils cherchent, ce qu`ils veulent. Ils affichent une certaine marginalité dans leur mode de vie, dans leurs fausses occupations, en revanche on peut trouver un rêve, un voyage à Majorque pour le personnage féminin. Mais c` est comme un vol. On ne sait pas qui ils sont, ce qu´ils cherchent, où ils vont.
Le couple, existant au début du roman, se décompose, se recompose, de Paris à Londres. Autour d`un groupe ils retrouvent d`autres hommes et d´autres femmes aussi secrets, comme leurs doubles. C`est pareil qu´au début.
Des odeurs marquent certains personnages: l`éther pour Jacqueline, le synthol pour Rachman, l`odeur de la chambre à Londres... Curieusement cela ne coïncide pas avec le processus d´identification qui est quelquefois très vague ou inexistant. La description est à la fois suffisante et vague.
Le narrateur est quelquefois le narrateur et le protagoniste de cette histoire qui n`est pas d`intrigue, ni policière ni romantique, peut-être pourrait-on la considérer un peu romantique.
Mondiano est né en 1945, il a étudié à Paris et dès 1967 il se consacre exclusivement à l`écriture. Il sera romancier. Il a obtenu un prix et ensuite il a publié ses livres suivants. Il a aussi collaboré avec le directeur Louis Malle.
Ses romans tissent des lieux entre le passé et le présent et expriment une nostalgie du temps qui passe, l`obsession des tragédies de la Deuxième Guerre Mondiale. Modiano a vécu après la guerre et a été marqué par des parents absents et un frère cadet inséparable, mort à 10 ans en 1957.
En général on perçoit dans ce livre une atmosphère nostalgique. Il est à la fois très prochain et très lointain mais sa langue est très claire. Ses descriptions comme si elles te conduisaient par la main, avec douceur.
Sa lecture c`est ce qui est le meilleur pour moi.

Publié par : Mª Paz Romero Moreno, élève de la 2e année du Niveau Intermédiaire.

La littérature française du XXIe : UN SECRET de Philippe Grimbert

L’auteur : Philippe Grimbert, écrivain et psychanalyste.
Date de parution : 04 mai 2004
Il a gagné les prix suivants:
Goncourt des Lycéens 2004
Lectrices de Elle 2005

On a fait une version cinématographique du roman (octobre, 2007) réalisée par Claude Miller. Cécile de France, Patrick Bruel et Ludivine Saigner sont les acteurs protagonistes du film.
L´histoire se déroule autour d´un secret de famille. En effet, une vérité douloureuse cachée par une famille qui d´une ou d´une autre forme marque son devenir. De la même façon qu´une société peut en cacher un. Par ailleurs, comme toile de fond, le roman décrit l’holocauste juif lors de la deuxième guerre mondiale en France, sa souffrance, sa persécution, sa déportation.
La plupart de l’histoire se déroule lors de la guerre et les années antérieures et postérieures, sauf l’épilogue qui encadre assez d’années après.
L’auteur emploie un style simple, direct et élégant avec des descriptions claires et précises. Il décrit des situations d´un grand dramatisme d´une manière calmée.
Le roman raconte l´histoire d´une famille d´origine juive qui habite à Paris lors des années antérieures et postérieures à la guerre, dans le sein de laquelle surgit un amour, provoquant une profonde douleur, en poussant, même, une personne à sa propre destruction et celle de son fils. Un amour maintenu en secret, qui est caché par tout le monde. Néanmoins le sentiment de culpabilité toujours accompagnera les parents amoureux. Le livre montre comment la vérité toujours trouve une fente par laquelle affleurer.
L´histoire est racontée par Philippe, fils unique, qui est un garçon faible, maladif et complexé. Il avait toujours imaginé un frère. Il découvre, peu à peu la vraie histoire de sa famille et de son terrible secret aidé par une amie à eux. Curieusement, sa santé améliore en même temps qu´il va découvrir le secret de sa famille.
Un aspect très intéressant qui est décrit dans le livre, c’est la honte des poursuivis qui les fait se taire, mentir, modifier les noms, tel qu´on le retrace dans un passage au début du roman : « L´oeuvre de destruction entreprise par les bourreaux quelques années avant se poursuivait ainsi, souterraine, déversant ses tombereaux de secrets, de silences, cultivant la honte, mutilant les patronymes, générant le mensonge. Défait, le persécuteur triomphait encore ».
L’oeuvre, c’est un roman autobiographique, cela veut dire que, à partir d’une histoire réelle, l’auteur introduit des éléments fictifs. Sur ce sujet, l’épilogue est spécialement éclairant :
« J’ai ressenti un malaise à la lecture de ces stèles, dont les dates si rapprochées faisaient penser à des tombes d’enfants. La fille de Laval, enterrait ici ses animaux chéris. …Comment oublier les petits, ombres sans sépulture, fumées planant sur des terres hostiles. Devant ce cimetière, entretenu avec amour par la fille de celui qui avait offert à Simon un aller simple vers le bout du monde, l’idée de ce livre m’est venue. Dans ses pages reposerait la blessure dont je n’avais jamais pu faire le deuil. »
Pour finir, je veux ajouter ce que l’auteur mentionne, dans une interview faite par Dominique Cupa, au moment que l’on demande à qui s’adresse le roman, celui-ci a répondu:
Avant tout ce livre s’adresse aux absents, à ceux qui m’ont précédé et qui ont disparu par la volonté de leurs assassins. Partis en fumée dans le ciel de Pologne, aucune inscription ne venait témoigner de leur existence et cette négation était d’une telle violence qu’il avait laissé les survivants dans la stupeur et le silence. Mon livre s’inscrit dans cette perspective et l’un de ses aspects est vraiment celui d’une sépulture offerte à ceux à qui je dois, d’une façon complexe et non exempte de culpabilité, la vie. A Maxime et Tania, à Simon et Hannah voici la première adresse, celle qui vise à édifier un tombeau, à entendre également au sens de tombeau littéraire, c’est-à-dire hommage.”
Bref, j´ai beaucoup joui de la lecture du roman, depuis le début, j´ai été saisi par l´histoire. En plus, d´un autre coté, à mon avis, la situation historique est très bien développée. Je l’ai trouvé relativement facile à lire.
Publié par: José Miguel Ibáñez Calleja, élève de la 2e année du Niveau Intermédiaire.

mercredi 28 mars 2012

LE SOLEIL DES SCORTA de Laurent Gaudé

Auteur: Laurent Gaudé (Paris, 6 juillet 1972). Romancier et dramaturge est notamment l’auteur de “La mort du roi Tsongor” (2002),“Eldorado” (2006), “La Porte des Enfers” (2008) ou “Ouragan” (2010).
Date de parution: 1er août 2004.
Distinctions: Prix Goncourt 2004. Prix du Roman Populiste 2004.

La vengeance, la contrebande, la passion, la folie, l’amour frustré, des crimes, des secrets… Ceux sont les éléments qui m’ont semblé très attirants et intéressants et pour lesquels j’ai choisi lire “Le soleil des Scorta”.
Le roman nous raconte l’histoire d’une famille de 1875 à nos jours, l’histoire de la lignée des Scorta qui est née d’un fait qui la marquera profondément.
C’est un roman écrit par le romancier, dramaturge et écrivain français Laurent Gaudé. Il a été publié en 2004 et a été couronné avec le prestigieux prix Goncourt la même année. Il a été, aussi, un succès de librairie.
L’histoire se déroule dans un petit village des Pouilles, Montepuccio, au Sud de l’Italie, une région de conditions naturelles difficiles et d’une grande pauvreté. Cette terre sèche et “qui n’a rien à offrir”, est le décor dur où les Scorta vivent. Un décor physique et culturel de cette partie de l’Italie qui marque, influe et détermine la vie et le destin des personnages.
Selon moi, le lieu est aussi important que le paysage, la terre-même est l’un des personnages du roman.
L’auteur raconte l’histoire avec une écriture simple, précise, agile. On trouve un récit simple mais puissant.
Le roman montre une structure linéaire qui est interrompue par les soliloques du personnage de Carmela, qui raconte “ce qu’elle n’a pu raconter à personne”.
Je remarquerais les évocateurs soliloques de Carmenla qui sont vraiment émouvants.
La lignée des Scorta naît d’un fait déterminant, elle est née d’une erreur: Luciano Mascalzone, un bandit, retourne à son village, Montepuccio, après avoir accompli quinze ans de prison, anxieux de vengeance et avec l’idée de posséder une femme: Filomena Biscotti. Il prend une femme qu’il croit qu´elle est Filomena mais, qui est, en fait, sa soeur Immacolata.
De l´union de Luciano Mascalzone et Immacolata Biscotti naît Rocco Scorta-Mascalzone, un brigand, un fou. Ses propres mots sur lui-même nous donne une idée très claire sur le personnage:
Je suis fou, une bête qui n’aurait pas dû naître”. “Je suis né d’un cadavre et d’une vieille”. “Dieu s’est moqué de moi”, dit-il.
Rocco est le père de Domenico, de Giuseppe et de Carmela, qui, avec Raffaele, leur ami de l’enfance qui devient un Scorta, sont “les taciturnes” ; ils sont ainsi nommés par les gens du village, vu que le silence est leur force.
Comme on peut voir dans l’arbre généalogique de la famille, on trouve de mombreux personnages. Il faut en remarquer d’autres comme le curé Don Giorgio ou le curé Don Salvatore. Or, d’après moi, il existe un personnage que je définirais comme central, autour duquel s’articule l’histoire et le roman à travers ses soliloques. C’est le personnage de Carmela. Une femme fière, courageuse, réaliste, avec un grand sens pratique. Je dirais qu’elle est le moteur de la famille. Et, l’histoire nous montre à la petite fille, l’adolescente, la mère, l’épouse et la vieille qui veut parler finalement avant de perdre la tête: “Je serais un petit corps sec sans souvenirs…” , dit-elle.
Tout au long du roman il y a de nombreux passages émouvants, pleins de vie, de beaucoup de sensations, et parmi eux, je remarquerais, par exemple, celui dans lequel Carmela raconte le voyage à New York ou celui qui raconte le jour de joie que la famille a passé tout ensemble, en jouissant du repas, de la boisson, en riant, en jouissant d’être ensemble simplement.
Comme thèmes on a: la misère, la vengeance, le mythe de l’Amérique, la passion, la volonté, la fierté, la frustration, aussi, car, à mon avis, ces hommes et femmes n’ont pas trouvé la vie qu’ils voulaient. On peut dire que la plupart des personnages ont une existence frustrée.
Ce roman nous fait vivre une histoire qui suppose, je dirais, une réflexion sur la vie, sur le destin, sur l’importance, aussi, dans la vie des petits moments, des moments simples que tous nous avons.
J’ai beaucoup aimé le roman de Laurent Gaudé. J’ai aimé l’atmosphère, le récit, l’histoire de cette famille courageuse qui s’est faite à force du travail, qui lutte avec détermination afin de sortir de la misère, de la pauvreté, afin de casser avec la malédiction qu’ils ont héritée, dans le but d’avoir leur place dans leur terre, dans leur village. Et, je recommanderais vivement sa lecture.
Donc, laissez-vous captiver par cette histoire et jouissez de ce voyage de 249 pages que Laurent Gaudé nous propose.


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Publié par: María José Delgado Rodríguez, élève de la  2e année du Niveau Intermédiaire.

dimanche 4 mars 2012

Le débat: le taureau de corrida



PAR CONTRE:

L'existence même du taureau de combat est la corrida.
Le taureau est élevé uniquement pour mourir par l'épée, dans une arène, en se battant contre une autre créature plus faible mais plus intelligente que lui, l'homme.
Ils réaliseront ensemble une oeuvre artistique émouvante, unique, éphémère, mais parfois impérissable dans la mémoire des aficionados.


Publié par Francisco Hidalgo Reyes, élève de français du Niveau Intermédiaire, 1ère année.

mardi 21 février 2012

Catel Muller dessinatrice et scénariste de bande dessinée française

Diplômée de l'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, Catel Muller débute sa carrière en publiant des albums pour enfants aux éditions Hachette, Épigones, Nathan, Dupuis et Hatier. Une sélection à la Foire du livre de jeunesse de Bologne et une cinquantaine d’ouvrages illustrés jalonnent cette partie de son travail. Parallèlement, Catel Muller s’adresse pour la première fois aux adultes en 2000 en écrivant des scénarios pour la télévision "Un gars, une fille", tout en poursuivant en BD la série Lucie qui ouvre la voie à une certaine bande dessinée féminine aux préoccupations contemporaines. En 2005, elle obtient le prix du public au festival d’Angoulême pour l'album Le Sang des Valentines illustré et écrit en collaboration avec Christian de Metter. En 2007, elle reçoit le grand prix RTL, puis en 2008, le prix Essentiel FNAC-SNCF à Angoulême pour le roman graphique Kiki de Montparnasse mis en image d’après le scénario de José-Louis Bocquet. Depuis, Catel Muller a consacré des albums à l’historienne d’art Rose Valland, la chanteuse Édith Piaf et l’actrice Mireille Balin. Ce dernier album, intitulé Dolor et écrit par Philippe Paringaux, a été sélectionné hors-compétition au festival d’Angoulême 2010 et a obtenu le prix "coup de foudre"au festival "Bulles en Nord".


ARTICLES DE PRESSE

Publié par Fernando García Sánchez, élève de la 1ère année du Niveau Avancé.

dimanche 19 février 2012

"Tintin au Congo" continuera à être commercialisée.

Le Tribunal de Première Instance de la Ville de Bruxelles vient de refuser d'interdire la commercialisation de la bande dessinée "Tintin au Congo" réalisé par Hergé entre 1930 et 1931, l'un des albums de la série les plus vendus, suite à la plainte d'un ressortissant congolais, Bienvenu Mbuto Mondondo, qui vit en Belgique et estime qu'il s'agit d'une "BD raciste, qui fait l'apologie de la colonisation et de la supériorité de la race blanche sur la race noire".
Le procès durait depuis quatre ans et le Tribunal de Première Instance de la Ville de Bruxelles a jugé cette demande non fondée, estimant que la loi belge contre le racisme ne peut s'appliquer que s'il y a une intention discriminatoire, et que comte tenu du contexte de l'époque, Hergé ne pouvait pas être animé d'une telle volonté. Le plaignant qui était soutenu par le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) souhaite malgré tout interjeter appel de cette décision. Voilà les arguments de ses avocats: "Mettez-vous à la place d'une fillette noire de 7 ans, qui découvre Tintin au Congo avec ses camardes de classe, avec la représentation d'un homme noir paresseux, docile ou idiot, incapable de s'exprimer dans un français correct".
Publié par Carmen Caballero.

vendredi 10 février 2012

Voici un livre dont je vous recommande vivement la lecture : L'EDUCATION D'UNE FEE de Didier van Cauwelaert


Avec la force, l’humour et le style qui ont fait le succès de tous ses romans, Didier van Cauwelaert, prix Goncourt pour « Un aller simple », nous montre une fois encore comment le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux, et la détresse d’ouvrir le chemin d’une seconde vie.

Ce sont des rencontres qui bouleversent notre vie. Nicolas Rockel ne s'attendait pas à avoir un double coup de foudre en prenant ce bus d'Air France. Double parce qu'il tombe amoureux d'une femme et de son fils en même temps. Touché par la grâce et la beauté de cette femme, ému par ce petit être qui demande à sa mère à quoi sert la guerre.

Nicolas attrape cette perche tendue par l'enfant et lui répond que la guerre est inutile. La femme le fustige alors du regard. C'est malin, son père vient de mourir. Malgré cette faute, le contact est tout de même établi. Nicolas ne laissera pas passer ces deux êtres qu'il aime déjà.

Elle, c'est Ingrid. Les oiseaux rythment sa vie car elle est ornithologue. Le petit, c'est Raoul. Nicolas, lui, est resté proche des enfants : il faut avoir gardé une certaine âme d'enfant quand on est inventeur de jouets.

Après un coup d'œil sur l'étiquette pour savoir où habite cette femme et un pigeon voyageur plus loin, nos trois personnages forment un joli trio. Mais dès les premiers chapitres, nous savons que cette histoire ne durera que quatre ans: un jour, Ingrid annonce à Nicolas qu'elle le quitte par amour. Commence alors pour Nicolas le temps des questions. Pourquoi me quitterait-elle ? Qu'ai-je fait de mal ? Me suis-je trop impliqué avec Raoul ? A-t-elle rencontré un autre homme ? Et pourquoi me quitterait-elle si elle m'aime encore ? Peut-être que tout n'est pas encore perdu ? ...

C'est à cette période-là qu'une caissière remarque un homme perdu dans ses pensées. Chaque jour, il vient à sa caisse. Le contact est dur à établir. Hormis le "bonjour-tapez votre code-bonne journée monsieur", elle ne voit pas ce qu'elle pourrait lui dire. Mais cet homme a une triste mine/visage, et la caissière voudrait l'aider.

La caissière s'appelle César. Drôle de nom pour une femme. Mais en Irak, c'est un prénom courant. Surtout qu'en France, certains se sont permis de le transcrire n'importe comment.

Elle a quitté son pays à cause de la guerre, mais l'indifférence qu'elle supporte en France est pire que tout. Elle n'est qu'une caissière qui passe sa journée à passer des codes ... En réalité, César vit une autre histoire, d'exil, d'immigration et de banlieue.

Elle a écrit une thèse sur Gide et attend son inscription dans la Sorbonne, pour l'heure, elle subit le harcèlement du petit chef du supermarché et des copains beurs/magrébins de son fiancé en préventive.

César va incarner la fée, la gardienne du foyer, celle qu'attend le petit Raoul pour l'aider à recoller les morceaux brisés de sa famille.

Avis personnel :

La narration est faite par Nicolas et César. A tour de rôle, ils occupent la place de narrateur. Procédé intéressant qui m'a permis de me plonger tour à tour dans l’histoire. Nicolas a tout de l'adulte qui n'a pas voulu grandir. Il croit encore aux fées et aimerait que Raoul y croie encore. Mais l'enfant a laissé place à un adolescent qui ne jure que par le Dieu Nintendo. Quant à César, derrière les cicatrices qui marquent son visage et sa mini-jupe, se cache une femme touchante et révoltée.

Ce roman m'a prise de court car il prend tout à rebours. Le récit aurait pu prendre le temps, comme bien souvent dans les romans, de développer cette rencontre entre Ingrid et Nicolas. Mais en annonçant dès le début que cette relation prendrait fin au bout de 4 ans, l'intérêt du récit se déplace, et le mien n'a fait que grandir.

J’ai aimé cette histoire d’amour, même si je reste dubitative sur les raisons du comportement d’Ingrid, même si les pensées paranoïaques de Nicolas m’ont un peu agacée (pensées que je peux, malgré tout, comprendre).

En plus de cette histoire, le lecteur peut voir, à travers les chapitres la concernant histoire de la protagoniste Sézar, qui sera liée à celle de Raoul. Je trouve que Sézar est une fille incroyable, qui joue le jeu pour faire plaisir à un petit garçon, qui croit tant en elle.

Le style est fluide mais rempli d'images, les personnages se sont incarnés comme par magie.

Mais avant d'être touchée par cette histoire, c'est le titre et la couverture qui m'ont attirée car ils étaient pour moi source d'interrogations. Que symbolisait ce monstre mi-femme, mi-caisse sur la couverture? Pourquoi ce monstre avait-il un livre de Gide à la main? Et que venait faire ce pigeon en haut à gauche?

Une couverture réussie car le merveilleux qu'elle annonce se retrouve dans ce roman.

Citations :

Nicolas : « Si je reprenais le fil de son raisonnement, j’en arrivais à la conclusion qu’elle me quittait parce qu’elle m’aimait toujours. »

« J'ai une femme que j'aime et qui est en train de me quitter, et un fils de son premier lit que j'adore et à qui je n'arrive pas à dire la vérité. »

« A présent j’ai la vie devant moi : je vais changer de métier, changer de maison, créer un nouveau monde pour Raoul. »

« Un grand vide se fait dans ma gorge. Je n’arrive plus à être malheureux devant cette fille. Je ne sais pas ce que je ressens. Elle ne m’excite pas ; elle m’enchante. »

Cesar : « Personne ici ne soupçonne le voyage que j'ai fait, les années d'étude et les mois de guerre, les attentes de visa, les humiliations et ce rêve de la France qui m'a permis de tout surmonter, même les deux nuits où je suis restée cachée parmi les cadavres à la frontière iranienne -tout cela pour me retrouver CDD contrat jeune à l'hypermarché de Mantes-Nord. Je sais que je suis fière, que je ne suis pas à ma place, que "je me crois" comme elles disent. Mais quand on vient d'un pays muselé, vampirisé de l'intérieur et affamé par l'embargo, privé de livres, d'alternative et de liberté, leur résignation sous les néons, leurs petits songes mesquins d'un destin planifié soumis aux coucheries, aux maris, aux bébés, aux promotions, aux dettes, sont peut-être les plus grandes blessures que j'ai reçues dans ma vie, parce que c'est la première fois que je me sens en danger d'y renoncer. »

« C’est à cause d’eux que mon compagnon est en préventive, alors ils se sentent des devoirs. Ils me surveillent, ils répondent de moi, comme ils disent à Fabien. Mais de quel droit ils osent me juger, me punir au nom des valeurs musulmanes? Ils ne savent même pas ce que c’est ! Ils ne connaîtront jamais le pays de leurs ancêtres et ils veulent m’apprendre d’où je viens ! Ils sont français, eux ! L’honneur, pour eux, c’est d’enferment leurs sœurs, leurs copines et les copines de leurs copains au nom du Prophète, comme ils ont le front de me dire en face, à moi qui suis musulmane obligatoire, c’est marqué sur mon passeport : sunnite de naissance ! Et moi je m’en fous de ce qu’ils appellent la religion, le Dieu auquel j’appartiens est un Dieu d’amour qui respecte les femmes, l’alcool, la vie et le Dieu des autres ! Je ne supporte plus ces gens ! Je ne veux plus de ce monde-là ! Je suis venu chercher autre chose en France ! »

« Ce qui compte, c'est d'avoir toujours quelque chose à attendre

 BIOGRAPHIE DIDIER VAN CAUWELAERT

Lauréat du prix Goncourt en 1994 pour 'Un aller simple', le Niçois Didier Van Cauwelaert, rythme la vie littéraire française avec ses nombreux romans et pièces de théâtre. Attiré par l'écriture depuis sa plus jeune enfance, l'écrivain se fait remarquer par hasard, alors qu'il entreprend une correspondance imaginaire avec l'actrice Greta Garbo, publiée dans le courrier des lecteurs de Télé 7 jours. Mais la reconnaissance critique et publique n'intervient qu'avec ses premiers romans parmi lesquels 'Poisson d'amour' en 1984 ou 'Les Vacances du fantôme', trois ans plus tard. Inspiré par les thèmes de la famille et de l'épanouissement social, Didier Van Cauwelaert s'intéresse également au paranormal et à la folie scientifique comme en témoigne son roman 'L'Evangile de Jimmy', dans lequel l'auteur traite de la question du clonage. Très impliqué dans la vie théâtrale : acteur occasionnel mais surtout metteur en scène et dramaturge, on doit à ce fan de Marcel Aymé une comédie musicale adaptée du 'Passe-muraille', créé avec la collaboration de Michel Legrand et pour lequel il reçoit un Molière en 1997. Couronné de succès, Didier Van Cauwelaert attire l'attention au-delà des frontières françaises et du cadre littéraire, son roman 'L'Education d'une fée' fait notamment l'objet d'une adaptation cinématographique en Espagne.

Publié par Conchi Gallardo Zamora, élève de français du Niveau Avancé, 1ère année.


Le monde du sport espagnol s’est mobilisé mercredi pour répondre au sketch diffusé lundi par les Guignols sur Canal +. On y voit Rafael Nadal s’arrêter à une station-service, uriner dans le réservoir et repartir à très grande vitesse avant d’être flashé à 280 km/h par les gendarmes.
« Les sportifs espagnols, ils ne gagnent pas par hasard », peut-on lire à la fin. Dans un contexte anti-Français après les propos de Yannick Noah et amplifié, sans raison, par la suspension d’Alberto Contador, les Espagnols se déchaînent.

Le président de la Fédération espagnole de tennis a décidé de porter plainte. Sur Twitter, le frère de Contador estime que « la vidéo de Canal + est répugnante. Elle fait du mal à toute la société française ».

Toni Nadal, l’oncle du joueur, est plus mesuré : « C’est juste un programme, Rafael n’est pas du tout perturbé. Les Français peuvent attendre toute leur vie un contrôle positif de Rafael, cela n’arrivera jamais. » Francesco Ricci Bitti, président de la Fédération internationale de tennis, demande à Canal + de retirer sa vidéo et de publier des excuses à tous les tennismen espagnols.

Cela semble mal parti. Mercredi soir, l’émission satirique française s’est conclue par un provoquant : « La seule chose qui ne soit pas dopée en Espagne, c’est son économie. »

Le débat:
"Qu'est-ce que tu penses à tout cela ? C'est une plaisanterie, sont-ils commentaires méprisants sur l'Espagne ? Sera-t-on de pour dépister à l'opinion publique française sur les proches élections et  plus qu'un échec possible de Sarkozy ?"

Publié par Francisco Hidalgo Reyes, élève de français du Niveau Intermédiaire, 1ère année.

samedi 4 février 2012

Le Cycle du cinéma de l´École de langues de Mérida

Mercredi, durant le visionnement de Coco, avant Chanel, film d´Anne Fontaine, on a pu connaître le destin d'une personnalité hors du commun.
Dans ce film on nous raconte comment Mademoiselle Gabrielle Chanel, surnommée "Coco" pour des raisons dévoilées dans le film, construisit, au fil de ses rencontres, une identité, un style, une touche qui allaient définitivement changer l'image de la femme et la faire passer avec élégance d'un siècle à un autre.
Le film qui nous raconte la vie de Chanel de son entrée à l'orphelinat jusqu'à sa première collection, est tiré du livre d'Edmonde Charles-Roux, L'Irrégulière. Et Karl Lagerfeld a été chargé des costumes sur des créations renouvelées des dessins de Coco.
Sachez aussi que l'affiche du film, montrant Coco avec une cigarette, a été refusée par la RATP du fait que cela incitait à fumer. Mais que serait Gabrielle sans sa cigarette? Elle fume tout au long du film.
C´est un film à voir pour la bonne analyse de l'époque et de ses moeurs. C'est surtout un film sur l'ambition, la rage de réussir et le courage devant l'adversité et qui insiste surtout sur les rencontres, les amours et l'ascension sociale de Coco à travers les hommes riches rencontrés.
On vous conseille de voir ce film sur ce symbole de l'élégance française, vous n´allez pas être déçus.

Découvrez la bande-annonce du film: un avant-goût de ce qui vous attend !



Découvrez ci-dessous quelques photos prises lors de la présentation du film faite par Francisco Hidalgo Reyes, élève de la 1ère année du Niveau Intermédiaire. Un public nombreux attendait impatiemment la projection du film.
Publié par Carmen Caballero.

samedi 24 décembre 2011

Quelques photos de la fête de Noël à l´École de langues de Mérida.

J'ai pris quelques photos lors de la fête de Noël qui s´est déroulée le jeudi 22 décembre 2011. En voici quelques exemplaires :

Merci à tous pour votre présence et Bonne fête à tous !!
Publié par Carmen Caballero.